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17/01/2013

Jeudi

 

        Mouais... Je ne sais pas quelle subite impulsion m'a poussée à revenir à la charge avec mon ex hier. Il faut croire que, malgré mes belles paroles, j'ai quand même toujours du mal à digérer le truc. Il va pourtant bien falloir que je laisse tomber, parce que ça ne me mène vraiment nulle part. Chacune de ses réactions me met encore plus en colère que la précédente. Il n'y a vraiment aucune issue.

        A part ça, je suis vraiment très contente d'avoir rendez-vous avec cette psychiatre, très contente d'avoir fait la démarche. J'espère que le courant passera bien. Et si ce n'est pas le cas, j'essayerai avec quelqu'un d'autre, jusqu'à tomber sur un thérapeute qui me convienne. Je suis résolue à m'occuper de mes problèmes psys. Soit j'arrive à guérir suffisament pour pouvoir travailler et avoir une vie à peu près normale, soit je suis reconnue comme handicapée et je ferai avec.

        Je vais aussi demander un rendez-vous au cmp de ma ville pour voir un psychologue comme soutien. Mais là, c'est sûr, comme dans tous les cmp, je sais qu'il faudra plusieurs mois pour obtenir une consultation. Les listes d'attente sont longues.

        Soigner des troubles psychologiques ou psychiatriques est un long parcours souvent difficile. Moi, je suis tombée dedans dès l'adolescence, lorsque ma mère a décrété que j'étais la cause de tous les problèmes à la maison. En accord avec le médecin de famille, on m'a donc envoyée chez un psy. J'avais 14 ans. Je l'ai très mal vécu. Parce quand même, mon seul problème, à l'époque, c'était la façon dont ma mère me traitait. Ce psy ne m'a pas aidée, il n'en avait absolument rien à faire de moi. C'est aussi à cet âge qu'on m'a prescrit des anti-dépresseurs pour la première fois. 14 ans, c'est un peu jeune pour être déprimé... Mais avec tout ça, je n'ai pas tardé à le devenir vraiment.

        Avec la dépression, sont apparus les troubles alimentaires, troubles du sommeil, fatigue, comportements autodestructeurs, phobie sociale, isolement, alcool... Et tout ça s'est accumulé jusqu'à aujourd'hui. J'ai maintenant 38 ans.

        J'ai le sentiment d'être à mi-parcours, en "deuxième partie de vie". Je ne suis plus dans l'errance et l'incompréhension qui m'a tenue depuis l'adolescence. Aujourd'hui, je sais exactement comment et pourquoi je suis devenue comme ça. Et je sais aussi que, même si je peux demander de l'aide pour gérer cet état et ne plus rester dans l'isolement, c'est surtout à moi de trouver des solutions. personne ne fera les choses à ma place.

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