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29/04/2013

Lundi, suite

 

       Je me sens vraiment soulagée aujourd'hui d'avoir reçu mon chômage de mars. Et soulagée aussi de ce que j'ai lu au sujet de l'ASI. C'est une vraie libération. Je sais qu'avec ma pension d'invalidité, l'ASI et mon allocation logement, je vais pouvoir vivre. Payer mon loyer, manger, payer mon Internet. Le minimum vital. Cela me procure un sentiment de sécurité, je peux enfin me dire que je vais m'en sortir.

       J'ai renoncé à travailler, je ne m'en sens pas capable pour le moment. Mon invalidité de catégorie 2 est là pour justifier cet état de fait. Je crois que pour la première fois, je ne culpabilise plus d'être sans emploi. Et je n'angoisse plus de me demander comment je vais faire pour vivre si je ne  peux pas travailler.

       Parce que cette angoisse de l'avenir, c'est 80% de mon mal-être. Et ça dure depuis des années, vu que chaque fois que j'ai travaillé les choses ont mal tourné.

       Aujourd'hui, je me sens plus légère, parce que je me dis que ça va aller malgré tout.

       J'ai envie que ma situation soit enfin stable. J'ai envie que toutes ces démarches, toute cette attente soient terminées. Pouvoir me reposer enfin de tout ça.

       En attendant... j'attends. Je reste à l'abri dans mon cocon, j'attends que ça se passe. Je crois que c'est cette instabilité de ma situation, cette incertitude de l'avenir qui m'empêchent de sortir, d'avoir une vie normale.

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