Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/08/2015

Jeudi, suite

 

       Je n'ai pas réussi à dormir. L'angoisse était très forte. J'essayais de me répéter des phrases positives, comme des mantras, pour canaliser mes pensées. Au bout d'un moment, je me suis relevée, et n'y tenant plus, j'ai appelé Franck pour essayer de me rassurer. Il a répondu, et ça m'a fait du bien, même si nous en sommes au même point que la dernière fois. Nous n'avons pas vraiment envie de nous séparer, mais les problèmes entre nous ne se sont pas envolés comme par magie. Enfin, l'avoir au téléphone m'a quand même un peu rassurée, je ne suis pas tout-à-fait seule et nous nous reverrons bientôt, peut-être ce week-end.

        Après le coup de fil, je suis sortie acheter des clopes et j'ai croisé Nicolas qui m'a payé un café à l'Escapade. Nous avons un peu parlé des dernières nouvelles. Nicolas non plus n'est pas dans une situation facile avec sa copine. Tous les deux sont aussi très malades, et pour eux, c'est encore pire que pour Franck et moi.

        Voilà donc, la journée a été dure, mais ça commence à aller un peu mieux. Je m'occupe en regardant la télé et en écrivant.

        Un peu de positif quand même : ma déglutition qui va mieux. J'ai vraiment eu très peur, je me voyais déjà  l'hôpital avec une tumeur à la gorge, même si j'essayais de lutter autant que je pouvais contre cette peur. Mais ne plus pouvoir manger, c'est impressionnant, tout comme les kilos perdus ces dernières semaines. En revanche, je ne peux toujours pas prendre de comprimé. Le docteur n'était pas très content que j'aie cessé de prendre une partie de mon traitement sans en parler avec ma psy, me disant qu'il existe des alternatives aux cachets. Je crois que cet arrêt de médicament joue beaucoup sur mon état d'angoisse en ce moment. Je vais appeler ma psy et ça va s'arranger.

        Autre point positif : l'arrêt de l'alcool. Je n'ai pas craqué malgré ces temps difficiles. Sinon, mardi, Franck et moi avions décidé d'arrêter la clope, tout en ayant conscience que ça allait être très dur. C'est plutôt positif aussi d'avoir envie d'arrêter. Il faut dire que je tousse beaucoup et que mon problème à la gorge m'a vraiment effrayée. Nous avions donc terminé notre paquet de clopes mardi soir, en nous disant que nous n'en rachèterions pas. Mais le gros stress dans lequel nous a mis l'état de Philippe dès le lendemain a eu raison de notre belle résolution. Ce n'est que partie remise. Au moins, j'ai décidé d'arrêter, même si je ne sais pas encore quand ni comment. J'ai pris conscience que je ne pourrai pas passer le reste de ma vie à fumer.

        Enfin, un dernier point positif : une amie du CATTP m'a prêté des livres, dont deux de Stephen King que je n'ai pas lus. Voilà qui devrait m'aider à tempérer mon ennui, même s'il m'est difficile de me concentrer en ce moment, je vais quand même essayer de lire. J'adore les livres de Stephen King.

        Voilà, je vais un peu mieux, ce sera tout pour ce soir.

Commentaires

Mais oui NOM DE DIEU,il faut aussi arreter avec ces cigarettes puantes qui vous tuent a long et court termes...Nira a bien arrete de fumer,en me rencontrant...Alors vous pouvez tous les deux en faire autant,NOM D'UNE PIPE...A propos....Dire que pour l'anniversaire de Papa,nous lui avions offert une pipe...Quels cons nous etions;mais a l'epoque nous n'etions pas conscients des dangers du tabac
Bonne fin de semaine Stefanie
Nechicottes

Écrit par : claude le blanc | 27/08/2015

Hé hé, je me doutais bien que tu allais réagir à propos de la cigarette.

C'est bien que ta compagne ait arrêté. Je vais m'y mettre moi aussi. Il faut dire que depuis le temps que je fume, je n'ai jamais essayé de me passer de la clope. Bon, il y a eu un faux départ mercredi, mais comme je l'ai écrit, ce n'est que partie remise. C'était un peu comme faire de l'exercice sans s'échauffer d'abord.

Moi non plus, quand j'ai commencé à fumer, je n'avais pas conscience des dangers. Mon père fumait lui-même beaucoup et il n'y avait pas encore de loi anti-tabac, ni tous les avertissements affichés aujourd'hui sur les paquets.

Bonne fin de semaine à toi, des bisous

Écrit par : Stef pour Claude | 27/08/2015

Vous prenez et "subissez" beaucoup de décisions en même temps. Ça fragilise, non ?
Dans les commentaires, j'ai lu que l'on vous conseillait des relations avec des gens plus normaux... ce à quoi vous répondiez aller trop mal. Vous savez, nous traînons tous plus ou moins des casseroles assez lourdes... Nous sommes tous plus ou moins névrosés... Je veux dire par là que lorsque l'on va mal, au point de se mettre comme sur le côté par rapport à ce que l'on voit ou perçoit de la Vie, on a tendance à se penser a-normal(e) par rapport à des normaux. C'est un point de vue, pas la réalité. Le conseil que l'on vous a donné est bon ; vous le réaliserez quand vous serez "prête".
En attendant que vous ayez moins de mal avec la solitude, il serait peut-être bien que vous ayez plusieurs relations (au sens large), pour ne pas vous sentir chanceler si votre relation "amoureuse" semble se terminer.
Prenez soin de vous. Et ne lâchez pas votre droit à un logement plus sympa.

Écrit par : Anonyme | 27/08/2015

De toute façon, j'ai des difficultés dans toutes les relations, que ce soit avec des gens "normaux" ou des gens malades comme moi. Je ne parviens pas à me débarrasser de cette angoisse de la solitude. C'est une obsession qui me hante en permanence, profondément ancrée dans mon inconscient.

Au-delà de rencontrer des gens normaux, je voudrais surtout rencontrer des gens avec lesquels je m'entends bien, et c'est le plus difficile, d'autant que mon cercle d'action n'est pas très large. Je me sens un peu coincée avec les gens du CATTP pour le moment. Je me dis que c'est déjà bien, mieux que lorsque j'étais totalement seule.

Je crois que ça ira mieux, que je pourrai avancer lorsque j'aurai retrouvé le moral.

Écrit par : Stef pour Anonyme | 28/08/2015

Les commentaires sont fermés.