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06/01/2016

Mercredi, réponse aux commentaires

 

       Franck changera peut-être, ou peut-être pas. Je l'ai accepté et c'est à moi de me préserver maintenant. C'est surtout à moi de changer. Ne plus être en panique chaque fois qu'il veut me quitter, mais accepter calmement la situation. Ne plus avoir peur de la solitude. Heureusement, il y a le CATTP trois jours par semaine, et je crois que je ne vivrai plus la solitude absolue que j'ai connue et qui m'a tant traumatisée. Franck ou pas Franck, je ne vivrai plus ces longs jours, ces longues semaines, ces longs mois, enfermée seule chez moi, sans sortir et sans parler à personne. Je ne vivrai plus cela. Il y a les patients du CATTP, les infirmières, ma psychiatre et toutes ces personnes sont là pour moi désormais. Je dois me débarrasser de cette hantise de la solitude que je subis chaque fois que Franck déconne.

       Changer. C'est bien ce qui se produit en moi ces derniers jours. Je laisse faire, je laisse aller, jusqu'à ce que le changement s'opère. Nous resterons ensemble ou pas, je l'accepte maintenant. Je suis si fatiguée de ces ruptures incessantes que je ne crois pas trop souffrir si ça recommence. Je retrouverai alors une certaine tranquillité et je crois que cela me conviendra comme ça. Et je crois aussi que, dans ses moments de lucidité, Franck commence à comprendre que je ne vais pas continuer à subir ça sans rien faire. Je ne peux pas le guérir, et je ne suis pas assez forte pour le supporter 24h sur 24. J'ai encore l'espoir qu'une autre fois, il y réfléchira à deux fois avant de me larguer.

       Je crois que, dans l'ensemble, ça va aller. Au moins jusqu'à la prochaine fois. Mais quand cette prochaine fois arrivera, pas question d'être au désespoir et de souffrir. Je laisserai aller. Et je sais que je peux vivre sans lui maintenant, ce serait bien des tracas en moins.

       Je commence à comprendre comment il fonctionne. Je commence à reconnaître les moments où il délire et auxquels il n'y a pas de réponse rationnelle. Ce n'est pas facile à gérer, mais je pense mieux m'en sortir à l'avenir.

       Enfin, pour Quantique, c'est vrai que j'avais arrêté de boire seule, durant cinq mois. J'ai recommencé en rencontrant Franck, il y a un peu plus de deux ans. J'avoue qu'en ce moment, je ne sais pas comment faire pour arrêter et que je me réfugie de plus belle dans l'alcool dès que les choses se passent mal. Attendons un peu pour le moment, que la pression retombe.

       J'aimerais mettre un peu plus de gaité sur mon blog et dans ma vie. Ça dépend beaucoup de Franck, mais il est sans doute possible d'être fou et joyeux, non ?

       Des grosses bises à vous, et à très bientôt pour la suite de mes aventures !

Commentaires

Oui, il est possible d'être fou et joyeux. La donne n'est cependant pas la même pour tout le monde. Chez les uns c'est quasi naturel, d'autres doivent se battre. Va savoir pourquoi. Il vaut cependant mieux pour tout le monde que nos états psychologiques ne dépendent pas tant que ça des autres. Est-ce que tu pratiques la méditation avec ton MP3 ?

Écrit par : quantique | 07/01/2016

"Que nos états psychologiques ne dépendent pas tant que ça des autres", c'est vrai que ça vaut mieux, mais je trouve ça difficile à mettre en pratique. Par exemple, quand Franck se sent mal, je me sens mal aussi. Ça me cause du souci, même si je voudrais ne pas en avoir.

Et non, je n'ai même pas encore essayé mon lecteur mp3 tout neuf pour la relaxation, je n'ai pas trouvé le bon moment. Il faut dire que j'ai passé tout mon temps avec Franck ces dernières semaines et qu'il ne me laisse pas une minute de calme et de sérénité. Ça fait partie des choses qui doivent absolument changer, d'une façon ou d'une autre.

Des bisous,

Écrit par : Stef pour Quantique | 07/01/2016

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