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02/11/2018

Jeudi, nuit

 

           J'ai terminé ma dernière clope à 18h20. Ça fait plus de huit heures. Je ne suis jamais restée aussi longtemps sans fumer. Même quand on travaille, il y a des pauses qui permettent de s'en griller une.

           Ça ne m'a pas manqué du tout, grâce à la cigarette électronique. Une fois le paquet de tabac terminé, Franck et moi nous sommes débarrassés de tout ce qui concernait la clope. Plus de paquets, de carnets de feuilles à rouler, de filtres sur la table, Franck a même jeté les cendriers. Nous n'avons gardé que les briquets que nous utilisons aussi parfois pour allumer des bâtons d'encens ou la lampe berger.

           Je n'ai pas eu la moindre velléité d'aller en acheter, même en sachant qu'en ce jour férié, le tabac du coin était ouvert malgré tout, jusqu'à 19h30. 

           Certaines de mes habitudes vont devoir changer et ça m'angoisse. C'est l'inconnu et ça me fait peur. Le premier des ces changement aura lieu dès mon réveil, demain, quand je ne me roulerai pas de clope comme premier geste de ma journée, en attendant que l'eau chauffe dans la bouilloire pour mon café.

           Demain, je vois mon psy à 15h30 et je serai confrontée au second changement : ne pas fumer de cigarette dans la voiture avant d'entrer dans la salle d'attente, ni en sortant du bureau après l'entretien, tout en conduisant pour rentrer.

           Ces changements m'angoissent, mais je sais que ça va aller. Il suffira de quelques jours pour prendre de nouvelles habitudes. Le plus dur, c'est la première fois, ce pas vers l'inconnu.

           J'étais angoissée de la même façon le premier jour que j'ai passé sans boire d'alcool, sans cette première bière de la journée que j'ouvrais une heure après mon réveil. Finalement, ça s'est bien passé, j'ai réussi et je n'ai pas trop ressenti de manque. Au lieu de boire une bière, j'ai bu un autre café et j'ai pensé à autre chose. Et maintenant, c'est plus facile.

           Le manque, c'est ça qui me fait peur. Etre en état de manque. C'est extrêmement désagréable. Le manque, c'est le vide. C'est pour ne pas ressentir ce vide que je compense par la cigarette électronique, le café et le coca. Je me débarrasse des substances nocives, j'ai même troqué le sucre dans mon café contre un édulcorant, mais je garde le geste compulsif. Pour le moment.

Commentaires

En tout cas, tu as l'air d'aller dans la toute bonne direction ...

Écrit par : quantique | 02/11/2018

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C'est ce qu'il semble... J'ai encore du mal à y croire, et pourtant !

Écrit par : Stef pour Quantique | 03/11/2018

Maintenir le cap et rester vigilante ! Bon courage !

Écrit par : quantique | 03/11/2018

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Ben, il y a des jours avec et des jours sans, mais je crois toujours que je suis sur le bon chemin !

Bisous,

Écrit par : Stef pour Quantique | 08/11/2018

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