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30/01/2013

Jupiter

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29/01/2013

Mardi

 

         Rien de nouveau. Ajourd'hui il pleut, il fait vraiment moche. Contente de rester au chaud et à l'abri.

         Jeudi dernier et hier je n'ai pas pu m'empêcher de titiller un peu mon ex avec quelques sms. Pas trop non plus. Je sais, ce n'est pas très glorieux, mais bon. Ces sursauts d'indignation ne sont plus que ponctuels et finiront par passer définitivement.

         Hier aussi, j'ai enfin pu nettoyer correctement mes plaques de cuisson, autour desquelles de la graisse brûlée s'était incrustée. J'ai utilisé un produit pour les fours et ça a super bien fonctionné. Elles sont presque comme neuves. Vu comme ça, ce n'est pas grand-chose, mais ça me procure quand même une certaine satisfaction.

         Dans la foulée, j'ai aussi nettoyé mon radiateur sur lequel des traces d'humidité se forment. Egalement une bonne chose de faite. Je précise que lorsque j'ai emménagé, tous les équipements de ce logement étaient neufs. J'ai intérêt à en prendre soin, bien que je sois encore loin de pouvoir partir.

         Et puis j'ai aussi dégivré mon petit frigo. Tout ça est passionnant, lol !

         Le tout sur fond de magazines d'enquêtes criminelles et autres faits divers. C'est mon truc du moment pour passer le temps, m'occuper l'esprit.

         Le voisin s'est tenu tranquille ces derniers jours, ça fait un bien fou !

         Mais bon, à part rester enfermée seule chez moi, à dormir ou regarder des vidéos ( ou embêter mon ex ), il va bien falloir que je me décide à faire quelque chose.

24/01/2013

Jeudi

 

         Je m'ennuie, mais je me sens quand même beaucoup mieux. Ma visite chez le Dr T. m'a fait un bien fou. Elle a aussi reconnu que je n'étais pas apte à travailler en ce moment, et est prête à me protéger avec un nouvel arrêt maladie s'il le faut. La question est simplement financière. Nous avons décidé d'attendre ma consultation avec la psychiatre avant de prendre une décision.

         Un arrêt maladie mettrait en suspens mes droits à l'allocation chômage, et je bénéficierais d'indemnités journalières de la Sécurité Sociale. En revanche, j'ai du mal à déterminer quel serait le montant de ces indemnités. Cependant, mes droits au chômage reprendraient dès la fin de l'arrêt maladie, et seraient prolongés de la même durée que ce dernier. C'est ce qui m'intéresse : gagner du temps.

         Quant à ma pension d'invalidité c'est toujours autant le bazar.

         Enfin, voilà, j'ai pu parler de tout ça avec mon médecin, et ça m'a apaisée, déculpabilisée, redonné du courage.

23/01/2013

L'affreux, les propriétaires, la police, le médecin, et moi...

 

        Suite aux derniers hurlements du voisin, j'avais envoyé un mail aux propriétaires, afin de leur signaler ce nouvel incident.

        Car, d'un côté, les policiers m'ont engagée à signaler toute nouvelle nuisance à ces derniers, s'étonnant même que je sois restée si longtemps sans rien dire. Mais d'un autre côté, ma chère Dr T. à laquelle j'ai confié ce problème, était plutôt d'avis que les propriétaires ne pouvaient rien faire, et pourraient finir par se lasser de mes plaintes. Bon, elle est médecin, les problèmes de voisinage et de harcèlement ne sont pas sa spécialité. Elle m'a plutôt conseillé de porter plainte.

        Je rappelle aussi que les policiers ne sont pas vraiment encourageants non plus.

        Bref, je suis quand même contente, car loin de se lasser, je viens de recevoir une réponse des propriétaires, qui m'engagent à continuer de leur signaler tout problème avec l'affreux. Hé hé, je crois qu'ils ont vraiment mal digéré leurs derniers contacts avec lui.

        Ça fait du bien. Je me sens entendue et soutenue.

Poème de nuit

 

Demain tu seras loin

Demain, pas de matin

Les yeux cernés

Le coeur brisé

C'est mon chemin

Continue d'avancer

Continue de ramper

Demain tu seras si loin.

 

Galaxie spirale NGC 5033

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22/01/2013

Mardi

 

        Après avoir raté mon rendez-vous la semaine dernière, je suis allée chez mon médecin ce matin. Matinée plus qu'éprouvante, pour moi qui ne met quasiment plus le nez dehors depuis des mois.

        Bien sûr, couchée trop tard. Levée à l'heure, mais crevée. Obligée de prendre de prendre le train à 10h, alors que mon rendez-vous est à 11h15. Le train suivant, à 11h, m'aurait faite arriver trop tard. Je m'applique à être toujours à l'heure, bien que je sache que la plupart du temps, je dois patienter au moins une heure dans la salle d'attente toujours remplie.

         Donc, pour être à 10h à la gare, obligée de partir à 9h30 de chez moi. Une demie-heure de marche dans la neige, sur les trottoirs glissants. Je descends du train avec une heure d'avance sur ma consultation. Je vais donc m'ennuyer à la terrasse d'un café, déprimée, à me refroidir bêtement dehors parce que je veux fumer.

         Comme d'habitude, j'ai attendu près d'une heure avant d'être reçue. J'avais froid dans la salle d'attente, malgré mon écharpe et mon manteau. Toujours aussi froid en repartant. Arrivée à la gare, deux trains de suite sont supprimés. Je me suis gelée sur le quai durant près d'une heure, grelottant dans un triste état de fatigue.

          Retour pénible avec une nouvelle demie-heure de marche dans la neige, les pieds mouillés dans mes baskets. Et enfin, la délivrance de retrouver la chaleur de mon p'tit nid.

          Bon, ça a été dur, mais ça en valait la peine. Comme toujours, ma chère Dr T. a su me rassurer, me protéger, toujours si à l'écoute, si disponible pour moi, lorsqu'elle sent que j'en ai vraiment besoin.

           Prochaine étape, la psychiatre, dans quinze jours. En attendant, j'ai une nouvelle ordonnance pour trois mois de médicaments, je suis tranquille, bien que, je l'avoue, je les ai pris de façon très anarchique ces dernières semaines.

           Après le périple de ce matin, je suis bien contente de retrouver mon cocon.

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21/01/2013

Lundi

 

        J'ai passé un dimanche tranquille, à m'occuper de mes p'tites affaires, notamment faire de la lessive. Bonne chose de faite.

        Je me sens beaucoup mieux. L'histoire avec D. se dilue dans mon esprit, ça fait du bien. Je reprends le contrôle de ma vie, de mes pensées.

        Je reste juste obnubilée par le voisin, sur le qui-vive dès que je l'entends se manifester d'une façon ou d'une autre. L'ignorer n'a servi à rien. De ce fait, il a multiplié ses provocations. L'intervention de la police et des propriétaires ne semble pas non plus avoir porté ses fruits.

        Ça fait deux ans et demi que ça dure. Ça m'agace de parler de lui, ça lui donne de l'importance dans ma tête. C'est ce qui me dérange le plus. Son omniprésence dans mes pensées, dans ma vie quotidienne. Cette façon qu'il a de m'obliger à tenir compte de lui, de me forcer à lui porter mon attention. Notamment lorsqu'il glisse des objets sous ma porte, alors même que je suis chez moi, ou qu'il squatte dans les escaliers, la nuit, en me parlant, en m'appelant, en frappant. Dans ces moments-là, impossible de l'ignorer, il s'introduit de force dans ma vie, dans mes pensées.

        Pas besoin d'être un grand psy pour comprendre le symbolisme de ces actes. C'est un désir de pénétration sexuelle et forcée. Pénétrer de force dans ma vie et dans ma tête, à défaut de me pénétrer sexuellement. D'ailleurs, la plupart des insultes dont il me gratifie, lorsqu'il hurle chez lui, ont un caractère sexuel. Il ne supporte pas qu'une petite femme comme moi lui tienne tête.

        C'est un homme seul, frustre et frustré, limité intellectuellement. Il a eu le même comportement intrusif avec mon ancienne voisine. Quasiment systématiquement, dès qu'elle sortait promener son chien, elle finissait pas le trouver sur sa route, et il lui imposait sa présence. Ayant repéré ses horaires de travail, il guettait son retour depuis sa fenêtre, et sortait lui parler dès qu'elle entrait dans l'immeuble.

         Il est aussi extrèmement jaloux de ce que les autres peuvent posséder. Pour ma part, au début, lorsque j'essayais encore d'être une voisine sympa, ce sont mon ordinateur, ma connexion Internet, mon imprimante et ma voiture qui ont suscité son intérêt. Pour ma voisine, le fait qu'elle possédait un four. Il prétendait ainsi venir frapper chez nous quand bon lui semblait afin d'utiliser ce matériel, sous prétexte de lui rendre service. Un jour de grêve des transports, il m'a appelée au téléphone pour que je vienne le chercher à la gare. Il y avait pourtant des trains, mais il n'avait simplement pas envie d'attendre.

         Bref, la liste de ses intrusions est longue. C'est ce qui m'impressionne le plus chez cet individu. Cette façon qu'il a de penser que tout lui est dû, de s'imposer, de forcer les autres pour obtenir ce qu'il veut.

         Je ne sais pas trop comment me dépêtrer de cette situation. Comment m'affranchir de son omniprésence dans mes pensées et dans ma vie. Assurément, le problème ne pourra se régler qu'avec le départ de l'un de nous deux.

         En attendant, je suppose que la seule chose à faire est de prendre mon mal en patience. Et continuer d'informer les propriétaires, qui pour le moment ne peuvent pas faire grand-chose malgré leur bonne volonté, et la police, lorsqu'il va trop loin.

19/01/2013

Poèmes

 

         J'ai été passionnée de poésie lorsque j'étais adolescente, et j'écrivais beaucoup de poèmes. Je devrais peut-être m'y remettre.

         Je m'amuse parfois à quelques tirages de tarots divinatoires et autres oracles que l'on trouve sur le Net. Dernièrement, l'un d'eux m'engageait à exprimer ma sensibilité. Cela m'a touchée, car je vis mon hypersensibilité comme un handicap. Je ne parviens ni à la gérer, ni à l'étouffer.

         J'ai arrêté d'écrire des poèmes parce que j'avais fini par ne plus y exprimer que mes souffrances. Et puis j'étais jeune, inexpérimentée. Je pense que depuis, j'ai gagné en maturité. Ça pourrait peut-être m'aider à exprimer mes émotions, sans causer de dégâts dans ma vie et autour de moi. Je lâche un p'tit truc tout simple, sans prétention, juste parce que ça fait du bien :

 

Un p'tit poème

Pour ceux que j'aime

Juste quelques mots

Quelques échos

De mon coeur.

 

Dans la nuit

 

       Allez, pour en rajouter une couche, le voisin est en train de hurler tout seul chez lui depuis plus de trois heures... Au bout de deux heures, j'ai contacté le commissariat de ma ville. Il m'ont répondu que personne n'était disponible, m'ont envoyée vers les pompiers, car il a peut-être picolé. Les pompiers m'ont de nouveau renvoyée vers la police, cette fois au commissariat de la préfecture. Là aussi, personne ne peut se déplacer, à cause, parait-il, de la neige. Un peu décourageant tout ça, quand même.

        Le voisin du dessus ne bouge pas. Je pense pourtant qu'il l'a aussi entendu brailler comme un malade. Mais bon, il n'a pas non plus mon passif avec l'individu.

        Et ça continue, c'est dingue ! Ça fait des heures qu'il gueule tout seul, il est hyper agressif. Chacun de ses propos incompréhensible est ponctué d'un "bâtard", "enculé", "fils de pute", etc... Vivement qu'il se fasse virer ! Vivement au moins qu'il y ait un nouveau locataire au rez-de-chaussée, ça limitera ses débordements.

        Pour la joie et la sérénité, je repasserai plus tard...

        Depuis que je vis avec ce taré dans les parages, je m'émerveille chaque jour de cette belle invention humaine : les boules Quiès, et autres bouchons anti-bruits pour les oreilles, qui me permettent au moins de dormir relativement tranquillement.

         J'ai eu la flemme d'aller déposer une main courante lors du dernier incident. Mais bon, là, ça me parait vraiment indispensable, même si les policiers ne sont pas vraiment encourageants en général.

         J'ai aussi essayé de l'enregistrer pendant qu'il gueulait, mais je ne suis pas habituée à ce genre d'exercice, je n'ai pas réussi. Ou alors il aurait fallu que je reste dans le froid des escaliers, en m'approchant le plus près possible de sa porte. Trop crevée ce soir pour me risquer à l'exercice.

         Dire qu'en ce moment, ma vie tourne autour de ce genre de chose, c'est assez pathétique. Je suis sûre que si je trouvais quelque chose d'intéressant à faire, ça me toucherait moins.

         En attendant, comme ça, d'un coup, l'affreux semble calmé. Il a dû aller dormir. C'est vrai que hurler comme ça pendant des heures, ça doit être fatiguant.