18/06/2013

Mardi, suite

 

       J'ai passé l'après-midi à parcourir un livre de Pensée Positive que j'avais téléchargé il y a longtemps. Cela m'a redonné un peu d'espoir et d'énergie. J'ai envie de m'accrocher et de changer les choses. J'ai trop laissé mes pensées dériver négativement ces derniers temps, je n'avais même plus la force d'essayer de penser positivement. Je me suis trop laissée abattre.

       Je commence aussi à prendre conscience de ce que le fait d'avoir arrêté l'alcool change dans ma vie. Le résultat n'est pas immédiat, mais certaines choses se transforment doucement. Et pour la première fois, je pense aussi à arrêter la cigarette. Mais là, je sais que je ne pourrai pas arrêter d'un seul coup. Je vais d'abord essayer de ralentir. Arrêter de fumer changerait radicalement ma vie et ma façon d'être. Et quelque part, tout au fond, bien enfoui encore, je sens que j'en suis capable.

        En tout cas, j'ai vraiment envie de me remettre à la Pensée Positive, plus que jamais. Faire de la relaxation, de la visualisation, créer par mes pensées des émotions bénéfiques dans mon cerveau. J'en ai vraiment besoin. Mais il faut que je pratique ces exercices vraiment chaque jour, je crois que c'est la condition nécessaire pour que ça fonctionne.

        Et pour commencer dans le positif, c'est enfin l'heure de mon émission préférée "Touche pas à mon poste". Ma seule vraie distraction de la journée. J'adore l'équipe et la bonne humeur qui règne sur le plateau, ça fait envie.

       

Mardi

 

      Ce matin, j'ai donc reçu la visite de deux infirmières. Ce fut éprouvant et peu concluant, elles comme moi n'ayant pas grand-chose à raconter. Il y avait de gros silences, c'était même assez glauque. Pourtant, elles étaient sympathiques. Mais moi, je suis complètement hors-jeu.

      Ça m'ennuie car j'ai du mal à parler. Je parle si peu que ma bouche est comme toute empâtée, comme si j'avais bu. J'ai du mal à prononcer les mots.

       En tout cas, cette visite ne m'a pas apporté grand-chose. Je dois reprendre rendez-ous avec le Dr H. que j'ai vu au cmp, puis contacter l'organisme qui s'occupe des ateliers. Ce sera fermé au mois d'août. Je dois aussi contacter une assistante sociale assez rapidement.

       Hier, j'ai commencé un nouvel antidépresseur que m'a prescrit ma psychiatre à la place de celui que je prenais avant.

       Je me demande où je vais comme ça et si tout ça va s'arrêter un jour. Je suis tombée vraiment très bas. Comment croire que les choses vont s'arranger ? Je suis complètement perdue.

17/06/2013

Lundi

 

       Aujourd'hui, cela fait deux mois que j'ai arrêté l'alcool. Je ne me sens pas mieux, au contraire. La psy m'a dit que boire atténuait ma dépression et qu'en arrêtant, celle-ci était resssortie de plus belle. C'est aussi mon avis.

        Comment sortir de cette situation ?

12/06/2013

Mercredi

 

       Je vais chez la psychiatre cet après-midi. J'espère qu'elle va me lâcher un peu avec cette histoire d'hospitalisation. J'aimerais qu'on me propose autre chose, vu que ce n'est pas possible pour le moment.

        A ce propos, j'ai reçu un nouvel appel du cmp. Une infirmière va passer chez moi mardi prochain pour une évaluation. Je ne sais pas en quoi cela consiste, mais je suppose qu'elle va me poser les mêmes questions que d'habitude. Moi, il va falloir que je me force à faire un peu de ménage si je veux la recevoir décemment. Mais comme je l'ai dit, ça me fait du bien qu'on s'occupe de moi.

08/06/2013

Samedi

 

        Je suis donc allée à mon rendez-vous au cmp hier. J'ai trouvé ça bof. Rencontrer un nouveau docteur, c'est raconter des choses que l'on a déjà dites ailleurs, répondre à des questions qui ont déjà été posées. Elle m'a ellle aussi parlé d'hospitalisation, mais vraiment, je ne peux pas me le permettre en ce moment. Car j'ai appris qu'un arrêt maladie supérieur à 15 jours entraînait la radiation du Pôle Emploi, où il faudrait se réinscrire sitôt l'arrêt terminé. Je ne  peux pas me permettre actuellement un tel bazar dans ma situation administrative. Alors l'hospitalisation, on verra ça plus tard, à la fin de mes droits au chômage.

        Le médecin du cmp m'a proposé de suivre des ateliers d'activités avec d'autres personnes ayant des problèmes psys, encadrés par des infirmiers psychiatriques. J'ai accepté. Maintenant, j'attends un coup de fil qui arrivera je ne sais quand.

         Surtout, je commence à prendre vraiment conscience de ma situation et de mon état, et c'est plutôt effrayant. Je me demande ce que je vais devenir.

         Je me souviens, il y a trois ans, lorsque je suis partie des Hautes-Alpes, avec cette envie de repartir à zéro, de me construire une nouvelle vie. Me voilà dépressive au dernier degré, dans une totale précarité et seule au monde. Ce n'est pas ce qui était prévu.

         Au moins, j'ai arrêté l'alcool et c'est positif. Parce que j'ai envie de terminer ma note par du positif.

30/05/2013

Jeudi

 

       Je viens de recevoir un appel du cmp ( centre médico-psychologique ) de ma ville. Il parait que ma psychiatre les a contactés à mon sujet et il m'ont donné un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un autre docteur. Je ne sais pas si cela a un rapport avec l'hôpital, mais je trouve ça bien qu'on s'occupe de moi.

28/05/2013

Mardi, suite

 

       Bon, au moins une bonne nouvelle, le Pôle Emploi vient enfin de me payer. De quoi me redonner le sourire. Et puis en ce moment, c'est le tournoi de Roland-Garros, j'adore ! Ça m'aurait fait chier de me retrouver à l'hôpital juste pendant cette quinzaine où il y a un truc qui me plait à la télé...

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Mardi

 

        J'ai failli me retrouver à l'hôpital aujourd'hui. Hier, je suis allée chez la psy, et comme avec le Dr T. vendredi, j'ai commencé à pleurer à peine entrée dans son bureau. Elle m'a immédiatement reparlé d'hospitalisation et a commencé à prendre toutes les dispositions nécessaires. J'étais complètement dépassée, je l'ai laissée faire. En sortant de son cabinet, j'étais complètement sonnée. Elle devait me rappeler dans l'après-midi pour me dire quand l'admission serait possible, soit le lendemain ou le surlendemain. Tout allait trop vite. Quand elle m'a rappelé, j'avais eu le temps de reprendre mes esprits et de changer d'avis. J'ai renoncé à l'hospitalisation. C'était beaucoup trop brutal pour moi. Avec tout  ça, j'ai passé un sale moment à angoisser comme une folle.

        C'est que si je dois me faire hospitaliser, j'aurais aimé pouvoir m'y préparer davantage, pas que ça me tombe dessus du jour pour le lendemain. Je ne suis pas du tout prête comme ça. Ça m'a fichu une trouille pas possible, je suis encore sous le choc. Je revois la psy le 12 juin.

26/05/2013

Dimanche

 

      J'ai  consulté ma boîte mail ce matin, ce que je n'avais pas fait depuis des lustres. J'ai eu la surprise d'y trouver un message du mec de Bad-Hoo que j'avais rencontré l'année dernière. L'email date d'un mois. Il me dit qu'il ne parviens pas à oublier notre rencontre. Il m'avait déjà recontactée par mail en février, je lui avait répondu, puis plus rien jusqu'à ce nouvel email de fin avril. Ces échanges sont vraiment bizarres. Je lui ai de nouveau répondu, peut-être que je peux espérer un nouveau message de lui en septembre, lol.

      En tout cas, ça m'a plutôt chamboulée, moi qui n'ai quasiment aucun contact avec les autres. Ça m'a replongée à l'époque de notre rencontre. J'étais alors si différente, pas encore aussi déprimée qu'en ce moment. Et puis cette rencontre s'était très bien passée, ce sont nos échanges électroniques, par Messenger ou sms qui sont partis en vrille. Il était si peu disponible aussi. Ça me fait bizarre de comparer ma situation d'alors avec celle de maintenant. Si cette relation n'était pas partie en sucette, je n'en serais pas là  aujourd'hui. Cela fait partie des choses qui ont contribuées à me faire replonger dans la dépression.

       Ce message me perturbe. D'autant qu'il date d'un mois. C'est un signe de vie dans mon désert quotidien. Mais un signe de vie qui n'ira pas bien loin, je suppose. Nos échanges ont toujours été compliqués et je vois que ça n'a pas changé. Il ressurgit sans crier gare puis retourne à son silence. Bref, ce serait trop complexe à expliquer. Je n'aime pas le faux espoir que ce message me procure. D'autant que je suis très sensible et fragile en ce moment.

24/05/2013

Vendredi

 

       J'aimerais bien écrire des choses plus gaies qu'en ce moment. Je me demande quand je vais retrouver le moral. Je me sens bloquée dans l'attente. L'attente de la fin de mes droits au chômage, puis ces quelques mois que je vais devoir passer sans autre revenu que ma petite pension d'invalidité et mon allocation logement, avant de pouvoir faire ma demande d'ASI. Je ne sais pas comment ça va se passer. Et ces derniers mois, le Pôle Emploi me verse mon chômage n'importe quand, c'est agaçant. Je n'ai toujours pas reçu mon indemnité de mai et nous sommes quasiment déjà en juin. Ça ne m'aide pas à me détendre.

        Je vis au jour le jour, sans parvenir à me projeter positivement dans l'avenir. Mais après tout, c'est le jour présent qui compte. Le moment présent.

        Je le redis, j'ai besoin d'un élan de vie qui ne peut venir que de moi-même. Aujourd'hui, je n'ai rien mangé. C'est mal. Je n'ai comme seule excuse que mon rendez-vous chez le médecin qui m'a chamboulée. Mais de la même façon que j'ai arrêté l'alcool, je dois me forcer à manger pour avoir de l'énergie. Sinon, c'est pas d'énergie, pas de vie. Alors manger, c'est mon nouvel objectif.

        Et j'avoue que même si ma sortie d'aujourd'hui n'a pas été très agréable, j'ai aussi malgré ça ressenti du plaisir à me trouver dehors. Ça m'a fait du bien de prendre l'air. Donné l'envie de faire quelques balades, moins loin et sans le froid et la pluie.