Comme je m'y suis efforcée, les choses n'ont pas dégénéré. Franck me dit que c'est son injection d'Haldol, deux ampoules toutes les trois semaines, qui est en cause. Je veux bien le croire. La schizophrénie n'est pas une maladie qui se comprend facilement. Et dans le cas de Franck, ces accès de mauvaise humeur, qu'il ne parvient pas à maîtriser, reviennent assez régulièrement. C'est comme ça, j'ai l'impression que l'on n'y peut rien.
Alors voilà, dimanche, j'ai serré les dents, je suis restée aussi calme que possible. J'ai "laissé pisser le mouton", comme me l'a déjà conseillé Quantique. Et ça marche !
Je ne suis pas allée au GEM. Pas trouvé le courage d'affronter un groupe d'inconnus dont je ne sais rien et qui ne savent rien de moi non plus. Je sais bien qu'ils ne vont pas me manger, mais quand même. On verra une autre fois. Se jeter à l'eau. Ou pas.
Enfin, voilà, lundi, la crise était passée et Franck était même dans tous ses états d'avoir créé une telle tension durant tout le week-end. Il faut savoir aussi que ça fait bien un an ou deux qu'il n'a pas vu de psychiatre. Il avait rendez-vous il y a quelques semaines, mais son psy s'est mis en arrêt jusqu'en novembre ! Moi-même, je ne suis pas prête d'en voir un ! C'est toujours ma généraliste qui me fait mes ordonnances.
Bon, je m'arrête là pour ce soir, à bientôt !