Aujourd'hui, 27 mars, j'ai vu mon psy, comme prévu. Je lui ai dit que j'aimerais bien être suivie par le CMP de ma ville (celle où j'ai fièrement voté pour les élections municipales !). Il m'a répondu que cela tombait parfaitement bien car il a décidé de prendre sa retraite. Il m'a aussi confié qu'il aurait pu la prendre depuis longtemps. Je ne connais pas son âge. Il m'a dit aussi que même si je ne lui avais pas parlé du CMP, il aurait évoqué la suite à prendre avec moi. Je trouve que c'est un bon signe, que ces décisions aient été prises en même temps. Enfin, voilà, le changement est décidé.
C'est un grand tournant dans ma vie. Je le voyais depuis plus de dix ans. Dix ans de ma vie. Ça me touche beaucoup de savoir que je ne vais plus le voir. Je l'aimais bien, même s'il n'était pas toujours d'un grand secours.
J'aurai encore un rendez-vous avec lui, fin mai. D'ici là, je dois prendre contact avec le CMP pour connaître la procédure à suivre. Egalement, il va m'envoyer par mail une lettre d'introduction que je devrai présenter à je ne sais qui.
J'avoue que je ne sais pas trop comment les choses vont se passer. Les services médico-sociaux manquent cruellement de personnel en France. Même Franck, qui est pourtant schizophrène, ne voit plus de psychiatre depuis longtemps. Il n'y en a plus. A la place, il voit, comme je l'ai déjà dit, une "IPA", une Infirmière en Pratique Avancée. De ce fait, je ne sais pas s'il y aura une place pour moi au CMP, qui est déjà débordé.
Mais la vraie question, c'est : qu'est-ce que je vais faire désormais ? Même si je ne vois pas de psy ou d'IPA, ma généraliste peut toujours me faire mon ordonnance. Ou n'importe quel médecin en visio. Je veux dire que pour mes médicaments, c'est bon. Aussi, j'ai ma pension d'invalidité, plus mon allocation supplémentaire, j'ai de quoi vivre (sauf si Franck ou sa mère me foutent dehors, mais, admettons que cela n'arrive pas). Que vais-je faire de ma vie désormais ?
Je sais qu'ici, sur mon blog, je ne donne pas vraiment l'impression d'aller bien, car souvent, j'écris quand ça va mal avec Franck. Et pourtant, je vais mieux, beaucoup mieux qu'il y a dix ans. Quitter mon psy, même si je l'apprécie beaucoup, c'est comme une libération. Comme laisser derrière moi ces années si difficiles et repartir sur de nouvelles bases. Je suis mariée avec Franck, notre relation est un peu bancale, et pourtant, maintenant, je me sens libre. Et beaucoup plus solide. Franck se repose entièrement sur moi, encore plus depuis son hospitalisation, et moi, je tiens bon, j'assure, je me débrouille bien ! Je suis fière de ça. Aujourd'hui, j'ai été fière de me rendre seule en voiture à mon rendez-vous, fière et heureuse de voir que j'ai assuré et que tout s'est bien passé. Je suis différente maintenant, peut-être plus responsable.
C'est une nouvelle vie qui commence pour moi. D'ailleurs, la semaine dernière, j'ai passé une mammographie dans le cadre du dépistage du cancer du sein. Tout s'est bien passé, j'aurai les résultats définitifs d'ici quelques jours. Et encore une fois, fière d'avoir fait le trajet seule en voiture. Au passage, j'ai même fait le plein d'essence. Je suis une grande fille !! Il faudra aussi que j'y retourne pour récupérer les clichés. Je crois que je vais aussi bientôt rendre une petite visite à ma généraliste pour faire le point, je ne l'ai pas vue depuis plus d'un an ! Et enfin, trouver une gynécologue pour le dépistage du cancer du col de l'utérus. Ça ne me réjouis pas, mais je vais le faire quand même. Il faut que je m'occupe de moi.
A part ça, le père de Franck doit passer nous voir ce week-end. Le pauvre, à bientôt 80 ans, n'est pas en grande forme. Mais au moins, il n'est pas aussi collant que la belle-mère !
Et en attendant, il y a le match de demi-finale du tournoi de Miami, entre Zverev et Sinner, à partir de minuit. Je vais le regarder, même si c'est tard. Notre offre gratuite à Eurosport se termine bientôt, et ensuite, fini le tennis, à part Roland-Garros !
Bonne nuit et bon week-end !