Et voilà, encore une fois, c'est la merde. Même pas envie de raconter comment nous en sommes arrivés là. D'ailleurs, je n'ai même pas compris moi-même. Encore une fois, on se sépare, encore une fois, chercher un appart, encore une fois se prendre la tête pour rien. On dirait que ça l'amuse. Il a su dire exactement les mots qui me blessent.
Je ne vais même pas chercher d'appart. Rien à foutre et on verra bien ce qu'il se passe. Si je survis encore un mois, je parlerai à mon psy de mon souhait d'être prise en charge par le CMP de ma ville. Et si ça ne marche pas, je prendrai un couteau de cuisine pour aller me balader dehors et planter la première personne qui croise ma route. Sûr qu'après ça, je serai prise en charge quelque part. Sûr qu'après ça, on me prendra au sérieux.
De toute façon, il ne me foutra pas dehors, mais quel calvaire ! Heureusement, sa mère est loin durant une petite semaine.
Bientôt les élections municipales. Pour qui vais-je voter ?? Qui me donnera un logement ?? La prison ou l'hôpital psy ?
Rien à foutre.
Commentaires
Coucou Stef, ce n'est vraiment pas de tout repos, la vie avec un schizophrène... Je suis désolée que les choses changent aussi vite et aussi violemment. Je vois dans tes mots une prise de distance, c'est plutôt positif. Et puis retourner l'agressivité vers l'extérieur et pas contre toi, c'est pas mal aussi - évidemment, je pars du principe que tu ne vas planter personne :-) Sache que ici, sur ton blog, tu es prise au sérieux. Courage!
Coucou, Plumes ! Merci d'être là pour moi, ça fait du bien. Evidemment, je ne vais planter personne, comme tu t'en doutes ! C'est le désarroi qui m'a fait écrire ça.
Non, la vie avec un schizophrène n'est pas de tout repos ! Avant (avant quoi ?), je ne m'en rendais pas compte. Et aussi, j'ai mes propres problématiques à gérer. Il y a sa maladie, mais aussi ma fragilité.
Maintenant, la crise semble passée. Jusqu'à la prochaine fois. Comme tu dis, j'essayerai de prendre de la distance.
Merci infiniment de me lire et de ne pas me laisser seule avec ça. J'espère que de ton côté tout va bien. Merci encore, je t'embrasse !
Mais bien sûr qu'il ne faut pas chercher d'appart. C'est toujours le même scénario. Laisser pisser le mouton, comme on dit. Mais ce n'est certainement pas facile. Bon courage !
Ah ah !! "Laisser pisser le mouton", je ne connaissais pas et ça me fait bien rire !
Je ne chercherai plus d'appart, du moins pour le moment. Je vais attendre de voir avec mon psy si je peux être prise en charge par le CMP ( Centre Médico-Psychologique) de ma ville. Déjà, ça changerait pas mal de choses ! Je pourrais voir des infirmières psy pour parler, ça me ferait du bien.
Merci beaucoup pour ton petit mot et ta présence. Je n'ai que mon blog pour communiquer. Merci aussi à toi de me lire, tes mots sont précieux pour moi. Merci encore, des bises !