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30/05/2013

Jeudi

 

       Je viens de recevoir un appel du cmp ( centre médico-psychologique ) de ma ville. Il parait que ma psychiatre les a contactés à mon sujet et il m'ont donné un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un autre docteur. Je ne sais pas si cela a un rapport avec l'hôpital, mais je trouve ça bien qu'on s'occupe de moi.

28/05/2013

Mardi, suite

 

       Bon, au moins une bonne nouvelle, le Pôle Emploi vient enfin de me payer. De quoi me redonner le sourire. Et puis en ce moment, c'est le tournoi de Roland-Garros, j'adore ! Ça m'aurait fait chier de me retrouver à l'hôpital juste pendant cette quinzaine où il y a un truc qui me plait à la télé...

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Mardi

 

        J'ai failli me retrouver à l'hôpital aujourd'hui. Hier, je suis allée chez la psy, et comme avec le Dr T. vendredi, j'ai commencé à pleurer à peine entrée dans son bureau. Elle m'a immédiatement reparlé d'hospitalisation et a commencé à prendre toutes les dispositions nécessaires. J'étais complètement dépassée, je l'ai laissée faire. En sortant de son cabinet, j'étais complètement sonnée. Elle devait me rappeler dans l'après-midi pour me dire quand l'admission serait possible, soit le lendemain ou le surlendemain. Tout allait trop vite. Quand elle m'a rappelé, j'avais eu le temps de reprendre mes esprits et de changer d'avis. J'ai renoncé à l'hospitalisation. C'était beaucoup trop brutal pour moi. Avec tout  ça, j'ai passé un sale moment à angoisser comme une folle.

        C'est que si je dois me faire hospitaliser, j'aurais aimé pouvoir m'y préparer davantage, pas que ça me tombe dessus du jour pour le lendemain. Je ne suis pas du tout prête comme ça. Ça m'a fichu une trouille pas possible, je suis encore sous le choc. Je revois la psy le 12 juin.

26/05/2013

Dimanche

 

      J'ai  consulté ma boîte mail ce matin, ce que je n'avais pas fait depuis des lustres. J'ai eu la surprise d'y trouver un message du mec de Bad-Hoo que j'avais rencontré l'année dernière. L'email date d'un mois. Il me dit qu'il ne parviens pas à oublier notre rencontre. Il m'avait déjà recontactée par mail en février, je lui avait répondu, puis plus rien jusqu'à ce nouvel email de fin avril. Ces échanges sont vraiment bizarres. Je lui ai de nouveau répondu, peut-être que je peux espérer un nouveau message de lui en septembre, lol.

      En tout cas, ça m'a plutôt chamboulée, moi qui n'ai quasiment aucun contact avec les autres. Ça m'a replongée à l'époque de notre rencontre. J'étais alors si différente, pas encore aussi déprimée qu'en ce moment. Et puis cette rencontre s'était très bien passée, ce sont nos échanges électroniques, par Messenger ou sms qui sont partis en vrille. Il était si peu disponible aussi. Ça me fait bizarre de comparer ma situation d'alors avec celle de maintenant. Si cette relation n'était pas partie en sucette, je n'en serais pas là  aujourd'hui. Cela fait partie des choses qui ont contribuées à me faire replonger dans la dépression.

       Ce message me perturbe. D'autant qu'il date d'un mois. C'est un signe de vie dans mon désert quotidien. Mais un signe de vie qui n'ira pas bien loin, je suppose. Nos échanges ont toujours été compliqués et je vois que ça n'a pas changé. Il ressurgit sans crier gare puis retourne à son silence. Bref, ce serait trop complexe à expliquer. Je n'aime pas le faux espoir que ce message me procure. D'autant que je suis très sensible et fragile en ce moment.

24/05/2013

Vendredi

 

       J'aimerais bien écrire des choses plus gaies qu'en ce moment. Je me demande quand je vais retrouver le moral. Je me sens bloquée dans l'attente. L'attente de la fin de mes droits au chômage, puis ces quelques mois que je vais devoir passer sans autre revenu que ma petite pension d'invalidité et mon allocation logement, avant de pouvoir faire ma demande d'ASI. Je ne sais pas comment ça va se passer. Et ces derniers mois, le Pôle Emploi me verse mon chômage n'importe quand, c'est agaçant. Je n'ai toujours pas reçu mon indemnité de mai et nous sommes quasiment déjà en juin. Ça ne m'aide pas à me détendre.

        Je vis au jour le jour, sans parvenir à me projeter positivement dans l'avenir. Mais après tout, c'est le jour présent qui compte. Le moment présent.

        Je le redis, j'ai besoin d'un élan de vie qui ne peut venir que de moi-même. Aujourd'hui, je n'ai rien mangé. C'est mal. Je n'ai comme seule excuse que mon rendez-vous chez le médecin qui m'a chamboulée. Mais de la même façon que j'ai arrêté l'alcool, je dois me forcer à manger pour avoir de l'énergie. Sinon, c'est pas d'énergie, pas de vie. Alors manger, c'est mon nouvel objectif.

        Et j'avoue que même si ma sortie d'aujourd'hui n'a pas été très agréable, j'ai aussi malgré ça ressenti du plaisir à me trouver dehors. Ça m'a fait du bien de prendre l'air. Donné l'envie de faire quelques balades, moins loin et sans le froid et la pluie.

Visite chez le médecin

 

       Je suis rentrée épuisée de ma visite chez le médecin. Il faut dire que c'est assez loin et que je dois beaucoup marcher. Je n'ai vraiment plus l'habitude, mal aux jambes et aux pieds.

       A l'aller, j'ai raté mon train, j'ai dû passer 30mn dans le froid à attendre le suivant. Une fois dans le train, j'ai commencé à penser à ce que j'allais dire et les larmes ont commencé à monter. Dans la salle d'attente, je ne pouvais plus les retenir et je me suis effondrée en pleurs dès mon entrée dans le cabinet. J'ai totalement craqué. Le retour n'a pas été plus gai, sous la pluie, dans le froid, fatiguée, avec toujours les larmes aux yeux.

        Là, ça va mieux, je me suis réchauffée dans mon p'tit chez moi, j'ai allumé ma p'tite télé et me suis préparé une bonne tasse de thé chaud.

        Alors voilà, j'ai craqué chez le médecin tellement je suis désespérée. Comme d'habitude, elle s'est montrée très bienveillante, même si elle n'a pas grand-chose à me proposer pour m'aider. Ça m'a quand même fait du bien de la voir. Je crois que ça m'a un peu rassurée. C'est vrai que je suis désespérée en ce moment, et hypersensible aussi. Un rien me donne envie de pleurer.

23/05/2013

Jeudi

 

     J'ai fait quelques courses mardi. Je me remets à manger un peu. Pain, fromage, soupe à la tomate et bananes. Ça me redonne quelques forces, mais je reste plutôt affaiblie. Demain, je dois voir mon médecin. Il va falloir sortir, marcher, prendre le train. Je supppose que ça va me faire du bien, mais j'espère ne pas trop ressentir de fatigue.

     Je n'ai pas le moral. La moindre chose à faire me demande un effort surhumain. Hier, j'ai pleuré tellement j'en ai marre de la situation. J'essaie de me reprendre, de me dire que me plaindre ne fera rien avancer. Mais il y a des jours vraiment difficiles. Je me demande quand tout ça pourra prendre fin.

     Un point positif : l'affreux est absent depuis plusieurs jours, je suis moins stressée à cause de lui. C'est toujours ça de bien.

     J'ai conscience d'avoir besoin de retrouver un élan de vie et que moi seule peut agir en ce sens. Pour voir le bon côté des choses, je m'accroche au fait que j'ai arrêté de boire depuis plus d'un mois, et que je recommence à manger. Et des aliments raisonnables. Rien de bien extraordinaire, mais ce sont des petits pas importants.

18/05/2013

Samedi

 

       Mon rendez-vous n'étant que vendredi prochain, je n'ai pas pu attendre d'aller chez le médecin pour cet embarrassant problème de constipation. Je suis allée à la pharmacie. Une petite pilule et c'était réglé en quelques heures. Si j'avais su, je l'aurais fait plus tôt. Enfin, je suis soulagée.

       Maintenant, il faut que je me remette à manger parce que je n'ai plus aucune force. En premier lieu, ça veut dire aller faire des courses...

15/05/2013

Mercredi

 

        4 semaines sans boire d'alcool. Dans deux jours, ça fera un mois. Ma petite vie suit son cours. Ma petite vie monotone.

        En plus de ne plus boire, je ne mange plus. Je ne ressens pas le moindre appétit. Ça ne m'inquiète pas trop pour le moment, mais c'est un état bizarre. Et depuis la dernière fois que j'ai mangé, je suis constipée ! Je vous passe les détails, mais c'est très douloureux. Aussi, ce matin, j'ai pris un rendez-vous avec le Dr T. que je n'ai pas vue depuis des mois. Ça va être l'occasion de lui parler des changements avec la psychiatre, une bonne chose.

        Bien sûr, en ne mangeant pas, je n'ai pas trop la forme. Je ne fais même plus de courses. Je reste enfermée toute la journée à regarder la télé et dormir. Et cette constipation me fatigue beaucoup.

        Bref, pas trop la pêche, mais je tiens le coup.

05/05/2013

Dimanche

 

       Encore une altercation avec mon affreux voisin qui s'est mis en tête, hier soir à minuit, de clouer la seconde fenêtre de l'escalier comme il l'a déjà fait avec la première. Je suis vraiment lassée, ça me déprime. Je n'en peux plus de vivre dans la peur de cet individu qui fait régner la terreur dans l'immeuble.

       L'appel de mon ami des Hautes-Alpes m'a plutôt chamboulée aussi. Il me propose de venir passer chez lui les trois mois que j'aurai à attendre entre la fin de mes droits au chômage et ma demande d'ASI. Bien sûr, c'est tentant, mais je me vois mal laisser mon logement sans surveillance durant tout ce temps, avec l'affreux dans les parages et ses idées tordues.

        Je commence à être tentée de retourner là-bas définitivement, dans le studio que mon ami m'avait loué durant six mois, il y a maintenant trois ans. Ça ne s'était pas bien passé. J'était dans un état mental déplorable, alcoolique, et lui était en pleine séparation d'avec sa femme, ce qui n'a pas facilité les choses, il y avait des tensions. Mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Les circonstances sont différentes.

        Bien sûr, je ne peux m'empêcher de me rappeler comme ce fut difficile pour moi là-bas. J'étais si mal. Mais comme je suis mal aussi ici en ce moment. La solitude me ronge, mes journées sont interminables d'ennui et de lassitude. Et je n'en peux plus d'être terrorisée par mon taré de voisin.

        J'ai encore le temps de réfléchir à tout ça, mais ça me donne un espoir de pouvoir changer quelque chose à ma situation.