Oui, c'est triste, mais en même temps, c'est peut-être mieux comme ça. Philippe est mort asphyxié par la fumée. Il a dû perdre connaissance rapidement. Une mort assez violente mais rapide.
Aussi, il était croyant et ne s'était jamais remis de la perte de ses parents. Il priait tous les jours pour eux et n'attendait plus que de les rejoindre au Paradis. Et de retrouver aussi l'enfant qu'il a perdu à l'âge de deux mois seulement. J'espère que ses prières se sont réalisées et qu'il est enfin auprès de ceux qu'il aime et qui lui manquaient tant.
Pour Nina : Effectivement, Philippe était atteint du syndrome de Diogène. Je ne savais pas trop ce que c'était et nous pouvons enfin mettre un nom sur ce qui lui arrivait, cet état de délabrement, de négligence totale de lui-même et de son environnement. Je m'en veux un peu de ne pas l'avoir su plus tôt. Ce n'était pas vraiment sa faute s'il ne se lavait pas, c'était une maladie, sans doute générée par un profond désespoir.
Merci pour vos commentaires, les filles. Je crois que Philippe est bien mieux là où il est maintenant.
Commentaires
Merci de ces précisions concernant Philippe - On peut en effet penser que son état était le résultat d'une profonde dépression.
En effet, Philippe n'attendait plus rien de la vie. Il attendait juste de mourir pour rejoindre ses parents. J'espère que c'est le cas.
Merci pour ton petit mot, bises et à bientôt.
Oui, merci pour ces précisions. Je me rappelles que tu avais écrit que Philippe avait perdu pied après la perte d'être chers. Espérons qu'il est maintenant mieux dans l'au-delà. Mais même si tu avais pu mettre un nom sur son état, tu n'aurais pas forcément pu l'aider - peut être comprendre, mais les personnes atteinte de ce syndrome ne se laissent pas facilement aider.
Quand je te lis, tout ce que tu écris sur ce qui se passe, le mots que tu choisis, tu as une belle âme et tu est intelligente. Je te souhaite tellement de trouver un milieu qui te permette de mieux t'épanouir.
Je lui souhaite tout le bonheur et tout l'amour possible auprès des siens, là où il est maintenant.
Et tu as raison, il n'était pas facile à aider. Tout ce que nous avons pu faire, c'est lui faire acheter un téléphone il y a une dizaine d'années et, plus récemment, lui donner le numéro d'un plombier quand il nous a appris que sa baignoire et ses toilettes étaient bouchées. Mais je pense qu'il ne voulait pas que quelqu'un entre chez lui.
Aussi, merci pour les compliments, c'est très gentil, tu es très gentille avec moi ! Ça me fait plaisir un peu d'amitié, ça fait du bien. Et oui, qui sait, un jour, peut-être, les choses changerons pour moi et ça ira mieux !
Merci pour tout, chère et fidèle Plumes, je t'embrasse et te dis à bientôt !